Le rhassoul, de l’arabe ghassala, « laver », est utilisé depuis des siècles dans les rituels d’hygiène au Maghreb, où il constitue la base nettoyante du hammam pour la peau et les cheveux. Traditionnellement mélangé à de l’eau chaude, il est appliqué sous forme de pâte sur le corps ou le cuir chevelu, puis rincé après quelques minutes.
Son usage repose sur une action mécanique d’absorption : il capture les impuretés et l’excès de sébum sans recours à des agents lavants. Cette particularité en fait une alternative aux savons classiques, notamment dans les routines minimalistes ou les soins naturels.
Sa texture fine permet une application homogène et une élimination facile au rinçage, sans laisser de film gras ni sensation de résidu. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est devenu un incontournable des routines no-poo et des soins pour cheveux bouclés, frisés et crépus, qui supportent mal les shampoings détergents.
Par rapport aux argiles vertes et argiles blanches, le rhassoul est avant tout un produit lavant. C’est le seul des trois qu’on peut utiliser en remplacement d’un shampoing ou d’un gel douche, sur l’ensemble du corps et de la chevelure.
L’argile verte est un masque purifiant, très absorbant, pour des applications ciblées et courtes sur les peaux grasses. L’argile blanche est un masque doux, faiblement absorbante, pour les peaux sensibles et réactives.